La Mésopotamie est une région sans grandes ressources en matériaux de construction solides. Elle devait les importer d'Egypte, de Palestine, d'Anatolie ou de Perse. L’art du Proche-Orient se développa dans de nombreuses cités-états, puis dans de grands royaumes, et évolua tant au niveau des formes que des matériaux utilisés. Tel ne fut pas le cas en Égypte où les conventions artistiques demeurèrent relativement stables pendant toute la période dynastique.
L'art en Mésopotamie
La sculpture monumentale apparut à Urük (environ 3500 - 3000 av. J.-C.) : la tête grandeur nature de Warka, qui exprime une sérénité classique, est représentative de cet art, mais les Mésopotamiens préféraient les bas-reliefs. Des scènes de chasse et de batailles, de facture très expressive, décorent les bas-reliefs assyriens du IXe au VIIe siècle. On a retrouvé des milliers de sceaux cylindriques en pierre, ornés de très petites sculptures en relief, utilisés de 3500 environ à 3000 av. J.-C. De très beaux spécimens, souvent en lapis-lazuli, ont été découverts, ainsi que des bijoux et des panneaux de mosaïque incrustés de pierres et de coquillages, dans les sépultures royales d'Ur (2600 av. J.-C.).
La brique de terre cuite constituait le principal matériau de construction. On a retrouvé de grands monuments circulaires datant de l'époque d'El Obeid (5000 av. J.-C.), le long de blocs en forme de T. Des temples de 80 mètres de long, aux façades soigneusement garnies de niches et munies de contreforts, présentent des proportions qu'égalent seulement les ziggourats babyloniennes érigées vers la fin du IIIe millénaire av. J.-C. et les palais assyriens et néo-babyloniens construits dans la première moitié du premier millénaire.