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Jacques-Louis DAVID [ 1 2 ]

David exerça, sous la Révolution, la dictature des arts. Déjà membre du comité d'instruction publique et du comité de sûreté générale, David fut nommé à la présidence de la Convention. Il était complètement dévoué à Robespierre. Arrêté après le 9 Thermidor, il fut rendu à la liberté et obtint de rentrer à la Convention. Dès lors, il s'enferma dans son atelier pour exécuter son tableau l'Enlèvement des Sabines, 1799 (Louvre). A cette époque, David commença le portrait de Bonaparte : il ne le termina jamais et n'eut que le temps d'ébaucher la tête, fort ressemblante.

Jacques-Louis DAVID
Vestale
C. 1780
CP
Jacques-Louis DAVID
Eros et Psyché
1817
© Cleveland Museum of Art
Jacques-Louis DAVID
Les Sabines
1799
© Musée du Louvre

Après Marengo, David exécuta le portrait équestre de Bonaparte gravissant le Saint-Bernard. Devenu empereur, Napoléon nomma David son premier peintre, et lui commanda quatre grands tableaux destinés à la décoration de la scille du Trône : le Couronnement, la Distribution des aigles, l'Intronisation de l'Empereur à Notre-Dame et l'Entrée de l'Empereur à l'Hôtel de Ville. Les deux premiers ont seuls été peints. Il reste des esquisses des deux autres.

Jacques-Louis DAVID
Léonidas aux Thermopyles
1814
© Musée du Louvre
Jacques-Louis DAVID
La colère d'Achille
1819
Kimbell Art Museum, Fort Worth
Jacques-Louis DAVID
Mars désarmé par Vénus et
les Grâces, 1824
© Musée royal d'art ancien (B)

Pendant la première année de la Restauration, David vécut retiré, cherchant à se faire oublier. (Léonidas aux Thermopyles, 1814). Il n'hésita pas, pendant les Cent-Jours, à signer les Actes additionnels. A la seconde Restauration, il prit le chemin de l'exil, pour n'avoir pas à solliciter son amnistie comme « régicide ». Il se fixa à Bruxelles, où il exécuta : l'Amour quittant Psyché; Télémaque et Eucharis; la Colère d'Achille; Mars désarmé par Vénus et les Grâces; Apelle peignant Campaspe (non terminé) et divers portraits. David mourut à Bruxelles, où son atelier fit époque dans l'art belge. David exerça, pendant plus de trente ans, une influence capitale sur l'école française. Il a rompu avec l'art aimable du XVIIIe siècle pour se tourner vers l'imitation de l'art antique. Cette partie de son enseignement est caduque ; mais David a laissé aussi des œuvres pleines de réalité, comme le Marat, le Lepeletier et le Sacre, et d'incomparables portraits.

Jacques-Louis DAVID
Erasistrate découvrant la cause de
la maladie d’Antiochos (1774),
© ENSBA, Paris.
Jacques-Louis DAVID
Sappho, Phaon et Amour
1809
© Musée de l'Ermitage
Jacques-Louis DAVID
Apelle peignant Campaspe
1815
© Palais des B-A de Lille
Jacques-Louis DAVID
Adieux de Télémaque
et d'Eucharis, 1818
© Getty Center, Los Angeles


— Un petit-fils de l'artiste, Jacques-Louis-Jules David (1829-1886), élève de Cogniet et Picot, peintre assez distingué, a publié, en 1880, un très important ouvrage sur son grand-père : le peintre Louis David,  Souvenirs et Documents inédits.

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